- Une défiance stable à l’égard du couple exécutif, fragilisé par le décrochage du socle Renaissance
- Un essoufflement généralisé des cotes d’avenir après le rebond post‑municipales
- À gauche, les annonces de préparation à l’élection présidentielle et les prises de distance avec La France insoumise ne suffisent pas à enclencher une dynamique.
- Méthodologie
Cette vague du baromètre Verian pour Le Figaro Magazine a été réalisée du 24 au 27 avril 2026, un mois après le second tour des élections municipales, dans un climat international tendu.
Une défiance stable à l’égard du couple exécutif, fragilisé par le décrochage du socle Renaissance
La confiance à l’égard de l’exécutif demeure à un niveau très bas. Seuls 18 % des Français déclarent faire confiance à Emmanuel Macron (-1) et 23 % à Sébastien Lecornu (-1).
Cette faiblesse globale s’accompagne d’un décrochage confirmé parmi les sympathisants Renaissance, déjà perceptible le mois précédent. Leur niveau de confiance recule nettement, tant à l’égard du président de la République (62 %, -6) que du Premier ministre (54 %, -14). Emmanuel Macron enregistre ainsi un niveau historiquement bas auprès de son propre socle politique, tandis que Sébastien Lecornu se rapproche de son plus bas niveau mesuré depuis sa nomination à Matignon en octobre 2025 (52 %).
Un essoufflement généralisé des cotes d’avenir après le rebond post‑municipales
Après le rebond observé le mois dernier, les cotes d’avenir marquent globalement le pas. Édouard Philippe, qui avait progressé de 8 points le mois dernier, enregistre un net recul (31 %, -5) ce mois-ci, particulièrement marqué chez les sympathisants de droite (44 %, -18). Cette inflexion freine l’élan qui l’avait récemment rapproché du duo de tête du Rassemblement national.
Éric Ciotti suit une trajectoire comparable : après la dynamique liée à son élection à Nice, sa cote d’avenir recule à 21 % (-4). Robert Ménard est également en baisse (18 %, -2), un mois après son élection à Béziers.
À l’inverse, Dominique de Villepin tire son épingle du jeu. Sa cote d’avenir progresse de 4 points (18 %), portée par son positionnement de plus en plus lisible comme potentiel candidat « du rassemblement » à l’élection présidentielle. Cette dynamique ne profite en revanche pas à Bruno Retailleau, désormais candidat officiel de LR, dont la cote recule à 23 % (-3).
Au sein de la majorité présidentielle, la tendance est au maintien ou à la baisse. La cote d’avenir de Gérald Darmanin (23 %, ‑3) recule, tandis que celle de Gabriel Attal (27 %, =) est stable par exemple.
À l’extrême droite, les évolutions sont contenues. Marion Maréchal (25 %, ‑2) recule, tandis que Sarah Knafo (17 %, ‑1) et Éric Zemmour (17 %, +1) se maintiennent. Le duo de tête reste inchangé : Jordan Bardella conserve une cote d’avenir élevée (41 %, ‑1), devant Marine Le Pen (36 %, ‑1).
À gauche, les annonces de préparation à l’élection présidentielle et les prises de distance avec La France insoumise ne suffisent pas à enclencher une dynamique
François Hollande voit sa cote d’avenir reculer (14 %, -3), tout comme Fabien Roussel (14 %, -3). Ils rejoignent ainsi Jean‑Luc Mélenchon (14 %, -1) et Bernard Cazeneuve (14 %, stable), mais restent nettement distancés par Raphaël Glucksmann (19 %, -1).
Enfin, François Ruffin (16 %, -3), Clémentine Autain (8 %, -2) et Mathilde Panot (7 %, -2) enregistrent eux aussi un recul sensible.
Méthodologie
Enquête réalisée du 24 au 27 avril 2026 auprès d'un échantillon de 1000 personnes représentatif de la population âgée de 18 ans et plus, en ligne. Méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne de référence et région).
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