Si cet indicateur n’a évidemment aucune vocation prédictive à l’égard de la prochaine élection présidentielle, il éclaire néanmoins une dimension essentielle de la vie politique : le capital de sympathie informel. Souvent décisif sans être toujours mesuré, il traduit aussi la capacité des personnalités à s’inscrire dans la vie quotidienne des Français, au-delà de leur seule posture publique.
Sur ces deux registres, Jordan Bardella s’impose nettement en tête, cité par 32% des Français, à bonne distance de ses concurrents. Il est suivi par Gabriel Attal (23%) et Édouard Philippe (19%), puis par Marion Maréchal (19%) et Marine Le Pen (18%).
Pour sa première apparition dans ce baromètre, Sarah Knafo se distingue avec un score de 14%, se situant juste derrière François Hollande (16%) et devant Emmanuel Macron (13%). Les autres candidats déclarés apparaissent plus en retrait : Raphaël Glucksmann recueille 12% de citations, devant Dominique de Villepin (10%), Jean-Luc Mélenchon (9%), Bruno Retailleau (6%) et David Lisnard (4%).
L’analyse détaillée met en lumière des dynamiques générationnelles marquées. Gabriel Attal arrive en tête chez les moins de 25 ans (39%), tandis que Jordan Bardella domine largement chez les 25-34 ans (46%). Chez les seniors, les préférences apparaissent plus équilibrées : 25% citent Jordan Bardella, 22% Édouard Philippe, 21% Raphaël Glucksmann et 20% Gabriel Attal.
Des écarts significatifs apparaissent également selon le genre : Marion Maréchal et Sarah Knafo sont davantage citées par les hommes, tandis que Gabriel Attal bénéficie d’un soutien nettement plus fort auprès des femmes.
Enfin, le classement reflète un clivage social prononcé. Les personnalités issues ou proches du Rassemblement national, Jordan Bardella, Marine Le Pen et Marion Maréchal, sont surreprésentées auprès des catégories socioprofessionnelles les moins favorisées, alors que Gabriel Attal et Édouard Philippe sont davantage plébiscités par les catégories plus aisées.
Au final ce classement dessine une France politiquement fragmentée, mais finalement très lisible politiquement y compris dans des registres plus informels.