Cette vague du baromètre Verian pour Le Figaro Magazine a été réalisée du 1er au 3 mars, après le début de la guerre USA-Israël-Iran mais avant l’allocution d’Emmanuel Macron à ce sujet. La vie politique française a en outre été marquée par un mini-remaniement passé inaperçu, le vote du projet de loi sur la fin de vie et le meurtre du militant nationaliste Quentin D. à la suite d’une rixe à Lyon.
Dans ce contexte, les Français affichent un niveau d’optimisme historiquement bas : 2% d’entre eux pensent que les choses vont en s’améliorant (-1 point). Le précédent record était de 3% atteint en décembre 2025 lors des débats budgétaires et en septembre 2014 en pleine crise politique au sein de l’exécutif.
Une confiance en progression pour le Président, stable pour le Premier ministre
Le rebond amorcé le mois dernier à la suite de niveaux historiquement faibles depuis septembre 2025, semble se confirmer ce mois-ci : 18% des Français (+2 points) font confiance à Emmanuel Macron pour résoudre les problèmes qui se posent en France. Pour rappel, il n’a pas atteint la barre des 20% depuis juillet 2025.
La confiance accordée à Sébastien Lecornu, quant à elle, reste globalement stable (24 %, +1 point). Il reste toutefois en dessous des niveaux de confiance enregistrés par Gabriel Attal et Michel Barnier lorsqu’ils étaient Premiers ministres et égale le niveau de confiance d’Elisabeth Borne pendant la crise des retraites.
Par ailleurs, depuis son arrivée à Matignon, s’il a réussi à gagner la confiance de son camp (sympathisants Renaissance : 84%), il peine à convaincre dans la durée les sympathisants LR dont la confiance atteint son plus bas niveau (31%). S’ils semblaient lui accorder leur confiance lors du vote du budget, le vote de la loi sur la fin de vie et la gestion du débat sur la violence en politique ont peut-être pu entacher la confiance qu’ils accordaient au locataire de Matignon.
Contrairement au président de la République qui dispose globalement de la même confiance parmi toutes les classes d’âge, Sébastien Lecornu convainc bien moins les 18-34 ans (18 %) que les plus de 65 ans (31 %). Aussi, alors qu’historiquement les hommes avaient davantage confiance en lui que les femmes, cet écart s’est aujourd’hui resserré à la faveur d’une progression chez les femmes (25%, +8 points) et d’une dégradation chez les hommes (24%, -6 points).
À deux semaines du premier tour des élections municipales, les cotes d’avenir des personnalités restent stables.
Le top 10 des cotes d’avenir reste inchangé avec un podium composé de Jordan Bardella (41 %, =), Marine Le Pen (37 %, -1) et Bruno Retailleau (28 %, +1).
Le bloc du centre suit de près, avec Édouard Philippe (28 %, =), Gérald Darmanin (27 %, =) et Gabriel Attal (27 %, -1), ce dernier convainquant aussi bien les Français de gauche (33%), que ceux du centre (38%) et de droite (44%). À l’inverse, les cotes d’avenir de Gérald Darmanin et d’Édouard Philippe sont principalement portées par les Français auto-positionnés au centre ou à droite de l’échiquier politique.
Le fondateur de Place Publique, Raphaël Glucksmann, reste stable (18%, +1) et demeure la personnalité la plus plébiscitée par les Français de gauche, (48% auprès des sympathisants de gauche) alors qu’Olivier Faure (12 %, -2) et François Hollande (13 %, -2) reculent.
Aussi, Jérôme Guedj, nouvellement candidat à l’élection présidentielle, enregistre une première mesure basse (6 %), pénalisé par un déficit de notoriété auprès d’un tiers des Français, à un niveau similaire à Boris Vallaud.
Il faut également noter une baisse de 5 points pour Fabien Roussel (11%).
Quant aux cotes d’avenir des personnalités de LFI, elles restent également stables, malgré les tensions dans le débat public. 11% des Français veulent voir Jean-Luc Mélenchon jouer un rôle important à l’avenir (-1 point). Cette cote atteint 10% pour Manon Aubry (-1) et 6% pour Manuel Bompard (-1) et Mathilde Panot (-1).
Dégradation de l’image de LFI et du PCF dans un paysage partisan globalement stable
Ainsi, l’image du parti La France Insoumise atteint un niveau historiquement bas, inégalé depuis décembre 2023 – première mesure réalisée après le 7 octobre – et mars 2021 – au moment de la loi séparatisme : 77% des Français ont une mauvaise opinion du parti (+4). Le PCF souffre également d’une dégradation de son image (71% de mauvaise opinion, +4).
Le RN quant à lui demeure le parti politique le plus apprécié – 38% des Français en ont une bonne opinion –, tandis que les autres formations d’extrême droite (Debout la France, UDR) peinent à émerger.
Enfin, les autres partis politiques se maintiennent également. Le PS (22%, =), Les Écologistes (25%, =) et Les Républicains (26%, +1) continuent de devancer Renaissance (17%, =) et Horizons (16%, -1).
Méthodologie
Enquête réalisée du 1er au 3 mars 2026 auprès d'un échantillon de 1000 personnes représentatif de la population âgée de 18 ans et plus, en ligne. Méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne de référence et région).